02 novembre 2009
Identité nationale
http://www.la-croix.com/L-identite-nationale-discussion-a...
un article posé et fouillé (comme souvent avec ce quotidien) sur les enjeux du débat sur l'identité nationale.
10:13 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09 octobre 2009
RSA Jeunes
Toujours peu de temps si ce n'est celui de vous indiquer cet article:
http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2009/09/...
17:24 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30 septembre 2009
Le RSA jeune, un simple effet d'annonce
http://www.la-croix.com/Allegre--L-extension-du-RSA-n-est...
La mesure devrait en fait toucher selon certains médias 2% au plus des jeunes de moins de 25 ans.
Cumuler 24 mois de travail durant les 3 dernières années n'est déjà pas chose évidente pour les jeunes les plus défavorisés. Le chômage des jeunes est généralement un chômage répétitif et ainsi les jeunes qui sont très minoritaires parmi les chômeurs de longue durée (tableau Insee sur la part des chômeurs de longue durée selon l'âge) alors que plus d'un sur 5 est au chômage. La question donc à résoudre est celle de l'insertion durable dans l'entreprise, ce à quoi la mesure ne répond en rien.
Les moyens d'action sont à chercher ailleurs et par exemple du côté de l'amélioration de la transition entre système scolaire et entreprise (avec un oeil à porter du côté de l'alternance et de l'apprentissage mais aussi sur le volet de l'orientation), ou du soutien aux porteurs de projets avec à ce niveau un désengagement financier de l'Etat central qui se décharge de ce soucis sur les collectivités locales.
La mesure annoncée en grande pompe touchera donc une très faible partie des jeunes, et ne s'adressera pas non plus à ceux qui ont les plus faibles revenus. Le seuil de 25 ans tombe symboliquement (j'ai déjà eu l'occasion de dire pourquoi ces effets de seuils sont généralement nocifs) mais cela n'apporte rien de concret aux difficultés les plus criantes.
Mais bien entendu, sans marge financière et avec des déficits abyssaux, on ne pourra guère s'attendre à mieux si des mesures véritablement courageuses ne sont prises, la crise est passée par là mais aussi et surtout le bouclier fiscal.
14:27 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29 mai 2009
Pourquoi la fouille des cartables ne doit pas être banalisée
En quelques mots...
Fouiller un cartable, c'est mettre le jeune que l'on fouille dans la position d'un suspect, c'est un geste fort qui est signifiant pour celui qui est fouillé comme pour son entourage.
L'étiquetage qui peut s'en suivre n'est pas sans conséquence.
Je vous invite à faire un tour du côté des écrits d'Howard Becker sur le sujet.
Banaliser ce geste conduirait à banaliser la suspicion pesant sur la jeunesse, ou sur certains jeunes au risque de voir ceux-ci se conformer à l'étiquette portée sur eux.
Cela ne veut pas dire nécessairement que l'excès inverse soit une solution mais on doit être conscient que la fouille des cartables peut être bien plus nuisible que profitable si l'application d'une telle mesure se fait sans discernement. Sur quoi reposera ce discernement???
Comme bien souvent ce ne sont pas les solutions les plus simples qui sont nécessairement les plus efficaces, mais puisque semble-t-il le paraître et l'effet d'annonce sont plus important que les conséquences réelles, on comprend tout l'intérêt de ce type de mesure.
11:25 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06 mars 2009
Crédoc: enquète sur la situation des classes moyennes
Un rapport du CREDOC qui vient d'être publié étudie la situation des classes moyennes, à lire sur le site
ci-dessous l'introduction du document:
Début 2009, la question du pouvoir d’achat
reste au coeur des préoccupations des
Français. Le dernier rapport du CRÉDOC analyse
les conditions de vie des classes
moyennes, dont nous présentons ici les principales
conclusions.
Contrairement à ce qu’on entend dire parfois,
les classes moyennes ne sont pas en
déclin : elles sont aujourd’hui un peu plus
nombreuses qu’au début des années 1980
et leur pouvoir d’achat a continuellement
progressé depuis le début des années 1970,
d’ailleurs un peu plus rapidement que celui
de l’ensemble de la population.
Néanmoins, une personne sur deux en
France vit aujourd’hui avec moins de
1 500 euros par mois. Surtout, les classes
moyennes doivent faire face à des dépenses
incompressibles qui augmentent plus vite
que leur revenu, telles que le logement,
l’électricité, l’eau, le gaz et les combustibles
qui représentent ensemble 38% de leurs
dépenses, contre seulement 21% en 1979.
Après avoir payé les frais d’alimentation, de
transports, de santé et l’éducation, il reste
moins de 300 euros à une personne qui
gagne 1500 euros par mois pour les loisirs,
les vacances, l’habillement et les biens
d’équipement du foyer. L’enquête du
CRÉDOC révèle que, dans cette tranche de
revenus, une personne sur deux ne part pas
en vacances, une sur deux n’a pas accès à
Internet à domicile et 40% n’ont pas de
livret d’épargne.
10:47 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03 mars 2009
Le bouclier fiscal sous l'oeil de la cour des comptes
Je ne reprendrai pas ici mes différentes analyses des effets pervers du bouclier fiscal, encore plus évidents pris sous l'angle de la nécessité de faire face à la crise sans continuer à faire porter les prélèvements sur les classes moyennes, les PME ou les travailleurs indépendants...
Simplement un lien vers un article des Echos que l'on ne peut pas soupçonner de préparer le grand soir...
http://www.lesechos.fr/info/france/4837485-la-cour-des-co...
Cela ajoute un peu d'eau au moulin, mais il faudra un peu plus pour remettre en question des pratiques fiscales actuelles.
15:17 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cour des comptes, fiscalité, bouclier fiscal
24 février 2009
Que sont devenus les plus hauts revenus depuis 1998 en France?
Le dossier du n°2964 de Problèmes Economiques aborde la question des inégalités, des difficultés d'évaluation, du déficit de statistiques... Juste quelques infos assez significatives, pour le reste je vous renvoie à ce numéro.
Le phénomène des working rich apparait en France avec une augmentation des revenus des salariés les mieux payés de façon très importante: ce phénomène plus précoce aux USA nous a rattrapé avec par exemple le PDG de Vallourec dont les revenus en 2007 avaient atteint 18,12 millions d'euros (en progression de 2312%) mais également une tranche de salariés riches de plus en plus consistante.
p9 On peut relever un autre phénomène, déjà observé aux USA (en particulier sous l'administration Bush) avec une concentration des hausses de revenus sur le dernier décile: entre 1998 et 2005 les revenus déclarés par les 0,01% de foyers les plus riches se sont accrus de 42,6%, +32% si on considère les 0,1% les plus riches, +19,4% si on prend en compte le dernier centile (1% les plus riches), +11,3% pour les 5 derniers centiles, +8,7% pour le dernier décile (10% les plus riches) et +4,6% de revenus (en 7 ans) pour les 90% restant (les plus "pauvres"). (source Camille Landais (2007) Les hauts revenus en France (1998-2006): une explosion des inégalités?).
Bien que plus égalitaire que l'Angleterre ou les USA, la France rompt ainsi avec une relative stabilité dans l'échelle des salaires qui la caractérisait jusqu'à présent.
11:17 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09 février 2009
Avant le compte-rendu du CN, un petit lien sur le bêtisier du passage TV de notre egoprésident
11:16 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05 février 2009
Contre le risque de déflation... veiller à maintenir le niveau des revenus, et des salaires en particulier
19:47 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Quelles perspectives pour le plan de crise
voici un article de courrier international qui montre que les choses sont difficiles de l'autre côté de la Manche et qui montre les limites d'une économie fondée sur le faible coût de la main d'oeuvre peu qualifiée flexible.
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=9...
Côté français nous allons avoir une émission télé ce soir pour nous convaincre du bien fondé du plan Sarkozy.
Comme pour moi la politique ne passe pas par des mots mais par des actes je m'abstiendrai de regarder cette émission et charge d'autres internautes de faire des commentaires. Bien entendu on me dira que la communication est importante, en politique comme ailleurs. Je ne dis pas le contraire, j'ai cependant la faiblesse de croire que la capacité d'analyse et de recul des français vis à vis de cette communication va aller en s'accroissant et qu'ils seront moins dupes de paroles sans acte.
Comme on l'a vu le plan français se limite pour l'essentiel à accélérer des projets déjà dans les cartons. Pour l'investissement des entreprises je crains que celles-ci se tournent vers des investissements de productivité qui conduiront à une relance pauvre en emplois dans un premier temps au moins. On peut penser que les entreprises s'appuieront sur une relance par la demande ailleurs qu'en France (approche de "passager clandestin" de la relance de nos voisins) pour accroître leur production et que la France ne gardera une relance par la demande qu'en dernier ressort.
Ceci a des avantages parmi lesquels:
amélioration de notre balance commerciale et de la compétitivité de nos entreprises
gain de parts de marché des entreprises exportatrices, en particulier des grandes entreprises
Ceci a aussi des inconvénients:
frein à la reprise du pouvoir d'achat
les effets sur le chômage seront très longs à se faire sentir et dans un permier temps au moins les effets seront négatifs et ils vont accroître la segmentation du marché du travail selon le niveau de qualification=> accroissement global des inégalités
les PME fondées sur des relations de proximité et sur un marché local atone seront pénalisées... elles sont le premier employeur de France
Les IDE motivés par la proximité au marché seront freinés... Traduction: moins d'implantations d'entreprises étrangères et retraits de certaines qui s'étaient implantées en France pour ces raisons.
Le plan vise à faire le dos rond durant deux ans en attendant que d'autres se chargent de la relance, en oubliant que 2 ans c'est long, surtout pour ceux qui sont dans des situations déjà précaires et en prenant le risque d'une paupérisation d'une bonne partie des classes moyennes faute de mesures "d'accompagnement".
09:38 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note








