24 février 2009

Que sont devenus les plus hauts revenus depuis 1998 en France?

Le dossier du n°2964 de Problèmes Economiques aborde la question des inégalités, des difficultés d'évaluation, du déficit de statistiques... Juste quelques infos assez significatives, pour le reste je vous renvoie à ce numéro.

Le phénomène des working rich apparait en France avec une augmentation des revenus des salariés les mieux payés de façon très importante: ce phénomène plus précoce aux USA nous a rattrapé avec par exemple le PDG de Vallourec dont les revenus en 2007 avaient atteint 18,12 millions d'euros (en progression de 2312%) mais également une tranche de salariés riches de plus en plus consistante.

p9 On peut relever un autre phénomène, déjà observé aux USA (en particulier sous l'administration Bush) avec une concentration des hausses de revenus sur le dernier décile: entre 1998 et 2005 les revenus déclarés par les 0,01% de foyers les plus riches se sont accrus de 42,6%, +32% si on considère les 0,1% les plus riches, +19,4% si on prend en compte le dernier centile (1% les plus riches), +11,3% pour les 5 derniers centiles, +8,7% pour le dernier décile (10% les plus riches) et +4,6% de revenus (en 7 ans) pour les 90% restant (les plus "pauvres"). (source Camille Landais (2007) Les hauts revenus en France (1998-2006): une explosion des inégalités?).

Bien que plus égalitaire que l'Angleterre ou les USA, la France rompt ainsi avec une relative stabilité dans l'échelle des salaires qui la caractérisait jusqu'à présent.

Vous connaissez Akinator?

Si ce n'est pas le cas, allez faire un tour sur:

http://www.akinator.com/aki_fr/#

J'ai testé, la mécanique fonctionne bien et c'est amusant.

Je pensais à JF Kahn, le génie a proposé Pierre Rabhi... lol

JF Kahn apparaissait dans la liste des autres propositions tout de même.

21 février 2009

Publication de l'INED concernant l'immigration

Juste pour vous signaler cette publication qui permet une approche objective du phénomène de l'immigration:

http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1428/publi_pdf1_...

Bonne journée!

Christine BOBEY-GERARD

09 février 2009

Conseil National du 7 février, compte-rendu perso.

Je manque de temps pour la mise en forme, cela a été tapé "en live" au km... mais pour éviter de vous faire attendre 15 jours avant de vous livrer le compte-rendu du CN, en voici la teneur, les fautes d'orthographes incluses...

 

CN du 7 février 2009

 

FBayrou ouvre la séance

Participation de 25-30% des adhérents (13255 votants) à la consultation Internet. Ceci ouvre la possibilité de réitérer ce type de consultation ou de vote.

11382 « approuve » 776 « Je n'approuve pas » 1097 « vote blanc »

Le positionnement du rapport dans le sens du vécu politique antérieur a été critiqué par certains adhérents.

Le reproche qui a été fait d'avoir publié auprès des agences de presse, 4h avant la publication du rapport, la liste des personnes désignées, a été justifiée par le désir que les agences de presse n'aient pas à « puiser » dans le rapport en ligne.

Rapport adopté à l'unanimité moins 7 abstention et 3 voix contre.

 

Gilles:

Audition des candidats (24 auditions ont eu lieu)

suite à débat au bureau exécutif, proposition de 9 titulaires et 3 suppléants.

4 nouveaux sur 9 titulaires. 2 nouveaux sur 3 pour les suppléants (dont Delphine Bense)

Rapport adopté à l'unanimité mois 6 abstentions et 3 voix contre.

 

FB:

Il n'ignore pas les polémiques internes qui ont pu surgir du fait de la désignation des membres de la CCC.

Toute l'énergie gaspillée en interne est perdue. Il réaffirme sa confiance et son soutien à ceux qui ont eu la responsabilité de ce travail.

 

Elections européennes: pour nous c'est une vocation. Elles portent une part de notre vocation car la clé des grands problèmes qui se posent à nous est la clé européenne. Un pays solitaire ne peut rien. Il est condamné à être au mieux une voix, au pire à être inaudible.

L'Europe est importante en particulier pour un pays comme le notre qui a vocation à porter un projet de société...

L'Europe a existé avant les nations. C'est une vision de l'Europe que nous devons défendre.

NS a dit aux EU aux français « le but de ma campagne est que vous ne soyez plus dépaysés quand vous viendrez en France ».

Ce type de projet n'était pas durable car coupée du réel, pourvoyeur d'inégalités.

Il nous appartient en tant que français de porter un autre modèle.

 

Retour annoncé de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. L'appartenance à l'OTAN avait une justification historique qui n'est plus (face au mur de Berlin). FB est pour l'appartenance à l'alliance atlantique mais pas à l'OTAN. Une fois intégrés à l'OTAN c'est une perte pour nous et pour l'Europe même si actuellement c'est Obama qui est aux commandes. Il faut être allié mais pas assimilé ou aligné.

Ce qui est symbolique (cf H. Morin) est essentiel. Si France il y a, elle porte quelque chose et pas simplement occident contre reste du monde.

Nous devons défendre un modèle économique et social et un modèle politique et historique.

 

Indépendance et pluralisme.

Question sur les enseignants chercheurs:

FB: le gouvernement est imprudent avec un discours sur l'absence d'évaluation des chercheurs car ils sont très évalués (au point d'y perdre trop de temps).

Les chercheurs se sont rendu compte que l'on va réserver l'enseignement aux mauvais chercheurs.

La masterisation des concours de recrutement => vide du contenu disciplinaire les concours.

 

Suppression de la TP:

Pbl dans le cas des TPU sur laquelle est assis le plan d'investissement. Quel financement pour ces investissements et les services du ressort des collectivités qui devront les chercher dans les foyers.

Prises de position de chefs d'entreprises pour défendre la suppression des TP.

Un chef d'entreprise élu relativise le poids de la TP vis à vis de la production des entreprises.

Une élue chef d'entreprise indique qu'elle n'embauchera pas sous prétexte d'une suppression de la TPE et que la diminution des charges sociales est un élément bien plus déterminant.

Contradiction entre la nécessité de stabilité de la base pour la TP (d'où la base choisie) et les désirs des entreprises qui souhaiteraient être taxées sur leurs bénéfices. Problème de l'autonomie des ressources fiscales locales.

Contradiction à l'intérieur du discours présidentiel entre la suppression de la TP et le plan de relance faisant appel aux investissements des collectivités territoriales.

Jacqueline Gourault souligne le manque de respect pour le travail de réflexion qui est mené actuellement par les élus. De plus pas de lisibilité sur les compensations de la TP supprimée.

Marielle de Sarnez souligne les nombreuses contradictions, inexactitudes et incohérences du discours (exemples sur les chiffres annoncés).

FB y ajoute le manque de respect vis à vis des collectivités locales (pas de concertation préalable alors que l'on réfléchissait dans le sens de leur indépendance sur le plan des ressources) et l'ajout de charges sur l'avenir auxquelles on ne pourra pas faire face.

De plus cela ne se fera pas.

La taxe carbone part sur une très mauvaise voie: elle aurait dû être progressive et en substitution des charges sociales.

JLBenhamias ajoute le problème de financement des énergies renouvelables.

CLepage s'interroge si on a un intérêt économique et social à multiplier les EPR. On va vers une centralisation énergétique et on rend non rentable la décentralisation énergétique.

FB s'interroge sur les motivations réelles de la multiplication des EPR...

Intervention qui souligne qu'en faisant campagne nous donnerons l'illusion qu'il y a démocratie alors que les orientations vont vers une remise en cause de la démocratie.

LL: Compte-tenu des enjeux le bureau exécutif a-t-il acté l'engagement des eurodéputés au mandat unique, et au compte-rendu.

FB: est tout à fait déterminé sur le compte-rendu mais il ne souhaite pas qu'ils soient uniquement à Strasbourg, il veut qu'ils soient présents sur le terrain national également et en lien avec leur territoire d'origine.

Intervention sur la défense du siège du parlement strasbourgeois.

(fin de mon CR sur l'ordi, plus de batterie, pas de prise et réunion FED avant...)

Merci à Brigitte Karyta qui m'a transmis la suite par mail...

Aide aux salariés en bas de la classe moyenne :

NS annonce que ces aides (soit surpression d’une tanche d’imposition, ou augmentation des allocations familiales etc.…) seraient financées en particulier par les intérêts que l’Etat touchera sur les sommes prêtées aux banques. NS dit que ce serait 1,4 milliards d’euros en 2009. Or l’Etat emprunte les 25 milliards d’euros à un taux à 4% pour les prêter aux banques à un taux de 8%, lesquelles banques déduisent ces intérêts de leurs impôts. L’Etat ne peut donc récolter 1,8 milliard d’euros à réinjecter dans le social, ce sera mathématiquement beaucoup moins.

Avant le compte-rendu du CN, un petit lien sur le bêtisier du passage TV de notre egoprésident

http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2009/02/07/betisier-p...

05 février 2009

Contre le risque de déflation... veiller à maintenir le niveau des revenus, et des salaires en particulier

Cette traduction d'un article de Krugman nous éclaire sur les risques de déflation et sur le danger d'une politique budgétaire atone.

réunion du groupe projet Europe "UEM" prévue à Brest reportée

POUR INFO (on en avait parlé sur ce blog)

Chers amis,

Contrairement à ce que nous vous avions annoncé dans notre précédent mail en date du 2 février 2009, la réunion décentralisée du Groupe projet Europe "Union économique et monétaire" qui devait se tenir à Brest le 18 février ne pourra pas se tenir.

Suite à un problème d'agenda, nous nous voyons dans l'obligation de reporter cette rencontre à une date ultérieure.

Bien entendu, nous ne manquerons pas de vous tenir informés dès qu'une nouvelle date sera trouvée.

Bien amicalement à vous,

L'équipe du Projet Europe.

Quelles perspectives pour le plan de crise

voici un article de courrier international qui montre que les choses sont difficiles de l'autre côté de la Manche et qui montre les limites d'une économie fondée sur le faible coût de la main d'oeuvre peu qualifiée flexible.

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=9...

Côté français nous allons avoir une émission télé ce soir pour nous convaincre du bien fondé du plan Sarkozy.

Comme pour moi la politique ne passe pas par des mots mais par des actes je m'abstiendrai de regarder cette émission et charge d'autres internautes de faire des commentaires. Bien entendu on me dira que la communication est importante, en politique comme ailleurs. Je ne dis pas le contraire, j'ai cependant la faiblesse de croire que la capacité d'analyse et de recul des français vis à vis de cette communication va aller en s'accroissant et qu'ils seront moins dupes de paroles sans acte.

Comme on l'a vu le plan français se limite pour l'essentiel à accélérer des projets déjà dans les cartons. Pour l'investissement des entreprises je crains que celles-ci se tournent vers des investissements de productivité qui conduiront à une relance pauvre en emplois dans un premier temps au moins. On peut penser que les entreprises s'appuieront sur une relance par la demande ailleurs qu'en France (approche de "passager clandestin" de la relance de nos voisins) pour accroître leur production et que la France ne gardera une relance par la demande qu'en dernier ressort.

Ceci a des avantages parmi lesquels:

amélioration de notre balance commerciale et de la compétitivité de nos entreprises

gain de parts de marché des entreprises exportatrices, en particulier des grandes entreprises

Ceci a aussi des inconvénients:

frein à la reprise du pouvoir d'achat

les effets sur le chômage seront très longs à se faire sentir et dans un permier temps au moins les effets seront négatifs et ils vont accroître la segmentation du marché du travail selon le niveau de qualification=> accroissement global des inégalités

les PME fondées sur des relations de proximité et sur un marché local atone seront pénalisées... elles sont le premier employeur de France

Les IDE motivés par la proximité au marché seront freinés... Traduction: moins d'implantations d'entreprises étrangères et retraits de certaines qui s'étaient implantées en France pour ces raisons.

Le plan vise à faire le dos rond durant deux ans en attendant que d'autres se chargent de la relance, en oubliant que 2 ans c'est long, surtout pour ceux qui sont dans des situations déjà précaires et en prenant le risque d'une paupérisation d'une bonne partie des classes moyennes faute de mesures "d'accompagnement".

 

 

04 février 2009

Compte-rendu de la réunion plénière du Groupe Projet UEM à Perpignan

Le Groupe projet Union Economique et Monétaire, conduit par Jean Peyrelevade, s’est rendu à
Perpignan le 22 janvier à la rencontre de décideurs locaux,
d’étudiants et d’adhérents du Mouvement Démocrate.

Vous pouvez retrouver les photos des moments forts de la rencontre en
vidéo sur

http://www.dailymotion.com/video/x85g2j_jean-peyrelevade-...


A cette occasion, il est clairement ressorti qu’une forte
coopération entre les collectivités territoriales constituait un
atout pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises en
Europe.

Jean Peyrelevade a mesuré à quel point les collectivités territoriales
jouaient un rôle critique dans l’environnement des affaires. Les
collectivités territoriales deviennent alors un outil de la
compétitivité, en particulier lorsqu’elles coordonnent bien leurs
actions.

Le Marché International Saint-Charles de Perpignan, le plus
important de l’Union Européenne, est à ce titre exemplaire. Ce
Marché s’est notamment développé grâce une politique locale
coordonnée visant à renforcer les axes de transport, de
communication et d’information. L’un des bénéficiaires de ce
Marché est la filière fruits et légumes.

A l’occasion de la rencontre de la 14ème plus importante
entreprise de fruits et légumes en France, Jean Peyrelevade a visité
la plateforme de redistribution sur l’ensemble du continent des
fruits et légumes venus de leur zone de production (Maghreb, Afrique
du sud, Italie, Espagne, Portugal, France, selon les saisons).

Les débats qui ont suivi avec les étudiants ont porté sur les
thèmes forts développés par le groupe projet, comme le besoin de
régulation, les incertitudes financières et la dette publique. Les
échanges avec les très nombreux chefs d’entreprises et décideurs
régionaux présents pour l’occasion ont quand à eux porté sur les
limites et le contrôle de l’effet de levier des banques, la demande
d’un régulateur européen, voire international, la nouvelle donne
économique et financière aux Etats Unis et en Europe.

Vous pouvez retrouver ce compte-rendu sur la page Jean Peyrelevade de notre plate-forme interne www.eco-democrates.org


Stéphane Cossé

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