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27 août 2007
une illustration parmi d'autres
Petite illustration des capacités des élèves de ES, y compris en filière d'économie et gestion
"L’expérience relative aux taux de de réussite des étudiants en fonction de leur baccalauréat d’origine nous enseigne que l’accès des bacheliers S et ES peut rester de « plein droit » dans les licences de sciences économiques et de gestion. Il nous paraît inutile de provoquer un afflux de candidatures vers des dispositifs d’orientation quand les étudiants n’en ont pas le besoin objectif. Par contre, tous les autres bacheliers doivent relever d’une réel dispositif d’orientation qui permette de déceler à la fois les fondamentaux préalablement assimilés et les motivations pour une formation abstraite de haut niveau. "
Et d'après le ministre de l'EN...
24 août 2007
Niveau d'étude et démocratie
En quoi négliger l'école est un frein à la démocratie?
http://www.inegalites.fr/spip.php?article112&id_mot=82
22:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, démocratie
Trop de profs?
Je suis allée faire un tour sur le site de l'INSEE et j'ai puisé les derniers chiffres, datant de 2004 mis à jour en octobre 2006.
http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=CMPTE...
Que peut-on en déduire:
Concernant l'enseignement primaire, nous sommes nettement plus mal placés que la moyenne des pays de l'OCDE puisque au lieu de moins de 17 élèves par enseignants nous en sommes à 19,4. L'Allemagne est à 18,8 et le Royaume Uni à 21,1 mais ce chiffre ne prend en compte que l'enseignement public (bien mal loti dans ce pays par rapport au secteur privé). Tels sont les pays retenus par notre ministre pour justifier l'excès de profs en France... alors que dire des Etats Unis (15 élèves/prof) ou de la Suède (12,1), de l'Italie (10,7)...
On suppose que nous pourrons prendre exemple sur ceux qui sont plus « économes » en profs que nous: le Japon (où on connaît l'importance des cours particuliers nécessaires aux enfants pour suivre...), la Corée, le Mexique...
Concernant l'enseignement secondaire nous sommes mieux lotis car avec 12,1 élèves par professeur nous sommes à un peu plus d'un élève en dessous de la moyenne de l'OCDE. Il y a alors matière à réflexion pour regrouper des effectifs car certains enseignants ont des groupes de 3 à 5 élèves quand d'autres font cours devant des salles de plus de 40 élèves! Mais attention car l'efficacité du système scolaire est très long et difficile à mesurer et gare aux enseignements qui passeront à la trappe au nom de cette efficacité (à quoi servent la philo, le latin, le grec... je crains l'arrivée de ces discours utilitaristes dont les fondements sont biaisés). Cependant, entre mieux organiser les établissements scolaires, mieux gérer les flux d'élèves selon leurs choix d'options et non simplement en fonction de leur provenance géographique, il y a des pistes à explorer. Mais notre but est-il d'arriver à la moyenne OCDE (composé de 30 pays dont le Mexique ou la Turquie)? Ou faut-il considérer qu'être juste au dessus de la moyenne est une justification suffisante pour le gouvernement actuel afin de parler de sur-effectif des profs et faire des économies à bon compte sur le dos de nos jeunes?
Vous remarquerez, et c'est heureux pour eux, que les jeunes handicapés bénéficient d'emplois d'aides (AVS ou EVS) annoncés par le ministre... mais ne nous y trompons pas, les personnes actuellement en place étant souvent sur des contrats d'un an, il suffit de renouveler les contrats existants pour les annoncer!
16:50 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, nationale, profs, effectifs
23 août 2007
La section ES en danger?
Il y a peu j'expliquais à des amis pourquoi un gouvernement tel que le gouvernement actuel pouvais tenter de supprimer la section ES. Cela paraissait bien excessif... et pourtant!
Déclaration hier de Xavier Darcos dans Paris Match, après avoir plaidé pour l'allégement des emplois du temps, il ajoute "Attention, en particulier aux filières sans débouché évident. Je pense à 'ES' (économique et social). Elle attire beaucoup d'élèves qui occupent ensuite de grands amphis mais se retrouvent avec des diplômes de droit, psychologie, sociologie... sans toujours un emploi à la clef".
Pourquoi de tels propos?
Les élèves de ES ne sont pourtant pas plus touchés par le chômage que ceux issus des autres bacs généraux, bien au contraire, ce sont ceux qui s'adaptent le mieux aux études supérieures!
Droit, psychologie, sociologie bien entendu mais aussi économie, écoles de commerce (y compris les plus grandes d'entre elles), instituts d'études politiques, études d'infirmier...
En fait toutes les orientations, y compris des voies riches en emplois, leurs sont favorables à l'exception des études médicales, de sciences (hormis en sciences humaines) même si légalement rien ne les empêche de s'y inscrire.
Alors quelles sont les raisons d'un tel acharnement sur cette section tant ces propos font suite à d'autres du même acabit et à des tentatives de réduction horaire ou de suppression de l'option ES en seconde? En fait le procès fait à cette section est celui fait à la matière qui la caractérise: les sciences économiques et sociales. En effet c'est le seul lieu dans les lycées où les lycéens sont de par le programme de SES, nécessairement sensibilisés aux différentes thèses économiques, aux approches sociales et environnementales du développement, où on les pousse à développer leur propres analyses du réel, à décrypter l'information, où on les forme à aiguiser leur regard et leur jugement face aux médias... autant d'armes redoutables pour un gouvernement qui compte utiliser l'information voire le marketing à son avantage (par exemple en faisant passer les franchises médicales pour un immense élan de solidarité en faveur des malades âgés, en faisant dans le même temps d'énormes cadeaux fiscaux aux plus favorisés d'entre nous). Les ouvrages de SES ont été jugés « de gauche » alors que la plupart d'entre eux ne font que présenter de façon dialectique les problématiques économiques et sociales du programme. De son côté le MEDEF a créé Melchior, sa propre lecture du programme de Terminale ES sur Internet. C'est dire l'enjeu de la section et quand le ministre parle de ces élèves de la section ES, il est facile de voir qu'il préférerait les voir en section STG (d'où les tentatives de rapprochement) alors que la section STG offre bien moins de choix en matière de débouchés. On comprend cependant que par les temps qui courent un comptable semble moins gênant qu'un sociologue, un économiste ou un avocat...
Cela participe à une tentative d'ensemble pour faire de l'Education Nationale une machine (pas forcément plus efficace) à former des travailleurs dociles, et non des citoyens responsables et capables de se forger leur propre conviction sur le monde qui les entoure (qui n'en seront pas moins pourtant des travailleurs efficaces et consciencieux!).
11:49 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, nationale
10 août 2007
Eviter la stigmatisation
Cette note avait été écrite il y a deux jours... je viens de voir qu'elle n'était pas passée, donc la voici:
Suite aux nombreux articles et commentaires lus sur les blogs ou les journaux en ligne concernant les vacances au coût indécent de M.Sarkozy et l'épisode orageux sur le lac, la tentation est grande pour moi de dire combien cela me choque qu'un chef de l'Etat accepte de se donner ainsi en spectacle et profite des cadeaux de ses amis qui le remercient ainsi d'avoir concrètement supprimé l'ISF (cf notes précédentes concernant les "allégements" fiscaux). Cependant je m'arrêterai là car tout cela risque d'être contre-productif: arrêtons la stigmatisation. Nous avons vu durant la campagne des présidentielles que si nous stigmatisons Sarko, avec de sérieux arguments, cela a l'effet inverse: il est passé pour la victime de quelques intellectuels privilégiés et autres représentants de la France qui se lève tard... et c'est nous qui avons été en retour stigmatisés... à 100 lieux bien souvent de ce que nous sommes réellement, mais dans un monde où l'essentiel est apparence, quelle place pour la vérité?
Concentrons nous sur les textes législatifs et sur le travail qu'a fourni pour l'instant le gouvernement. Laissons Sarko détériorer seul son image et chargeons nous d'ouvrir les yeux des français sur les effets de la politique actuelle. Il ne devrait pas être trop difficile d'ici peu de montrer que les mesure pseudo libérales mises en place (comme ça a été le cas aux EU avec Bush) vont permettre un enrichissement indécent des 1% les plus riches et un alourdissement de la fiscalité pour les 99 premiers centiles de la population française... On peut d'ores et déjà prouver la suppression de l'ISF pour la presque totalité de ceux qui la payaient (combinaison du bouclier fiscal et de l'affectation possible de 50000€ dûs à un investissement dans une PME-PMI). Prenons le temps de démonter les artifices mercatiques (détournement de "bonnes causes" pour justifier des impôts pesant sur les classes moyennes et les classes populaires par exemple). Mais en tous cas évitons la stigmatisation du personnage "Sarko" car cela ne peut que radicaliser l'attachement de ceux qui ont voté pour lui. Certaines grandes fortunes de ce pays ont réussi à mettre au pouvoir un homme qui leur permet de gagner beaucoup en peu de temps, ils le remercient largement pour cela (d'où les petits séjours aux frais des "amis"), ils feront tout pour le maintenir aux commandes de l'Etat le plus longtemps possible, pour faire de Cécilia notre lady Di, (Camilia en moins?)... A nous de savoir être plus malins qu'eux pour casser la "Matrix" ;-)
10:25 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vacances, Sarkozy
02 août 2007
Continuité du service public
Peut-on décerner un bon point au gouvernement pour les mesures concernant le service minimum (habilement transformé en "continuité du service public")?
Une modification des règles applicables aux conflits du travail semblait nécessaire face aux excès que même certains syndicalistes avaient timidement reconnus (grèves prolongées ou à répétition, prise "en otage" des usagers coincés dans les transports, maintient de la grève avec des votes à "main levée"...).
Cependant les délais fixés n'ont pas permis un dialogue souhaitable avec les partenaires sociaux. Du coup les excès que je viens de mentionner entraînent certains autres excès en retour. Ainsi le gréviste déclaré 48h avant pourra subir des pressions visant à lui faire renoncer à la grève même si au départ la mesure vise à mieux prévoir le suivi du service public. Par contre le vote à bulletin secret permettra de libérer les salariés des pressions syndicales ou hiérarchiques pour décider de la poursuite du mouvement.
Cependant un dialogue entre les parties aurait pu aboutir à des mesures plus consensuelles et plus efficaces. L'exemple de la RATP a souvent été souligné comme révélateur de ce que le dialogue peut apporter comme amélioration notable dans le maintien du service public. Il n'y a pas de "solution miracle" (ça se saurait) mais ce qui est admis par tous est souvent bien plus efficace que ce qui est imposé. D'autant que contrairement aux idées reçues les excès de certains grévistes ne doivent pas faire oublier que globalement en France les grèves longues sont en recul et que les conflits s'expriment de plus en plus par des grèves de moins de 2 jours ou d'autres moyens d'expression des conflits (refus d'heures supplémentaires, pétitions, coulage...) (cf doc du ministère du travail page 3). Le nombre des jours de travail non travaillés par suite de grève est un chiffre très variable d'une année sur l'autre, assez faible en 2004, nettement plus élevé en 2005, mais moins qu'en 2000, donc il serait faux de dire qu'il s'agit de lutter par cette législation contre l'amplification des mouvements de grève.
Par ailleurs une limitation trop importante du droit de grève pourrait avoir pour conséquence le développement d'autres formes d'expression des conflits, pas forcément plus agréables pour l'usager, voire illégales (débrayage, grève du zèle...).
17:26 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, conflits du travail, service public
Comment faire avaler la pilule?
Et oui, que faire pour financer la sécurité sociale quand on réduit de façon drastique les sources de financement provenant des 1% les plus riches d'entre nous?
Si l'exclusion de la CSG et la RDS du "bouclier fiscal" (attention à la dialectique!) aurait permis de préserver une partie des finances publiques, la décision de maintenir un strict bouclier fiscal a pour effet la suppression de fait de l'ISF, du moins en tant qu'impôt... -cf ce que le contribuable investira dans les PME-PMI- , mais également entraîne une mise en danger réelle des finances publiques. Certes on dira que les comptes de la sécu et le reste de la comptabilité publique sont indépendants... mais pour le contribuable payer un impôt ou une cotisation sociale représente la même pression sur le porte-monnaie. Alors comment accroître la pression fiscale sur les classes populaires, moyennes et aisées (et oui seuls les très hauts revenus seront gagnants dans l'affaire) sans que le contribuable se sente floué?
Et bien tout tient dans la formulation: on accroît certains impôts ou on en crée de nouveau, en donnant une dimension de "solidarité nationale" à cette "contribution". Pour faire passer la franchise médicale on a donc fait appel à la maladie d'Alzheimer, pour la hausse de la TVA comme le terme "TVA sociale" n'a pas fonctionné, jusqu'où ira-t-on dans le cynisme?... une TVA pour lutter contre la myopathie ou contre la maladie de Parkinson?
C'est malin et on s'étonne de la réduction du sens critique de nombre de journalisme à ce sujet. Pourtant ils ne devraient pas être bluffés par les petits trucs de communication de ce genre. On nous vend les hausse d'impôts comme d'autres nous vendent les yaourts au bifidus. On va payer plus cher pour un service public plus "modeste" car les réductions des budgets des ministères ne suffiront pas à eux seuls à compenser les cadeaux fiscaux déjà énumérés en partie dans ce blog.
Cette politique n'a rien de novateur, elle a été tentée déjà outre manche et outre atlantique avec de mauvais résultats: hausse des inégalités, pauvreté accrue, dégradation des services publics en particulier en ce qui concerne l'éducation et la santé, très forte hausse de la richesse des 1% les plus riches tirant vers le haut une croissance très inégalitairement répartie. Les autres "testeurs" ont fini par remettre en question ce type de politique malgré le lobbying des plus riches (on se demande pourquoi ;-) ?!!!) mais comme souvent les français veulent tester par eux-même. Souhaitons que malgré le "packaging" il prennent assez tôt conscience de ce que la marchandise qu'on leur vend est avariée.
16:44 Publié dans Politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique fiscale, franchise médicale





